Facon, un homme de défis - Gautier Facon
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Facon, un homme de défis

Facon, un homme de défis

Entretien de Gautier Facon, Président de la Gestion Centre-Ville de Mouscron, responsable marketing du RMP et conseiller communal cdH

En février, vous avez été élu président de la GCV. Avez-vous déjà pu mettre des choses en place?

Je suis arrivé avec une nouvelle mentalité, du dynamisme. Cela manquait peut-être un peu dans la GCV. Il fallait quelqu’un de plus jeune et plus dynamique pour représenter tous ces commerçants. Et je suis du centre-ville, j’ai la petite touche qui pourrait peut-être faire changer à long terme les mentalités. Je suis en pleine confiance, avec tous les nouveaux projets qui vont arriver, qu’il y ait une reprise économique digne de Mouscron.

Vous avez vous-même été commerçant dans le centre-ville, vous connaissez donc bien la situation…

Oui. Mais nous ne faisons pas le travail des commerçants. Nous donnons les outils pour qu’il y ait cette reprise économique. Et puis, aux cartes, ce n’est pas parce qu’on a la meilleure main qu’on gagne. Il y a tout un contexte à mettre en place pour qu’on puisse gagner.

Au niveau des projets, il y a notamment le projet de la Grand-Place. Pensez-vous que cela va vraiment donner un nouveau souffle à Mouscron?

Oui, c’est important parce que ce projet va apporter confort et flexibilité. La nouvelle Grand-Place va permettre d’organiser plus d’events, plus d’animations commerciales dans le centre-ville, sans devoir faire des occupations de domaine public.

Il y a pourtant des gens qui râlent, pour le parking par exemple. Que dites-vous à ces gens-là?

Au niveau des places de parking, elles sont un peu délocalisées, mais il y en aura toujours autant. Il faut savoir qu’on évolue, toutes les villes évoluent. Quand on voit Bruxelles où le piétonnier est élargi, je ne vois pas pourquoi à Mouscron où tous est centralisé en centre-ville, déplacer le parking de 100 mètres serait une catastrophe. Ce sont justes des habitudes qui doivent changer. Il faut avoir conscience des revendications, mais il n’y a pas de quoi dramatiser concernant les parkings.

Redynamiser le centre-ville, c’est quand même un sacré défi. Surtout quand on voit qu’un nouveau centre commercial va ouvrir à Estaimpuis. Est-ce que c’est possible?

Les citoyens du centre-ville aiment certaines de ses spécificités. Le local ne va pas forcément aller dans un supermarché ou dans les centres commerciaux pour ces achats spécifiques. Je suis sûr que cela peut être complémentaire. Il faut, en fonction de l’offre et la demande, trouver ce qu’il manque au centre-ville pour que cela vive. Il faut du service, du loisir, une complémentarité de choses, dont l’horeca, qui permettrait d’avoir un cœur de ville flamboyant.

C’est cela le défi: trouver cette complémentarité?

Oui, c’est là-dessus que nous travaillons. Je suis, optimiste. Je n’ai pas peur, je ne suis pas stressé. Les bonnes idées n’ont pas d’âge. Même si je suis jeune, le fait qu’on me fasse confiance et que je puisse participer à ces projets, cela me booste.

Vous avez en effet 27 ans, et on vous donne des responsabilités. c’est boostant je suppose…

Je suis heureux de cette confiance qu’on me donne. J’ai malgré tout déjà fait pas mal de choses. J’ai toujours voulu apprendre pour avoir un bagage complet. Je suis fier de pouvoir m’exprimer dans ce genre de défis. Il faut trouver des solutions face aux enjeux et le fait que je sois jeune, cela peut aussi apporter une touche pour faire face à tous ces enjeux.

Est-ce que les solutions ont déjà été trouvées?

On a proposé un plan d’action lors de notre dernière réunion, de la GCV, le CA s’est montré enthousiaste sur ces projets. Je ne dis pas encore de quoi il s’agit car on travaille pour conclure ces projets pour le moment. En septembre et à la fin de l’année, des actions vont être mises en place. Vu que la GCV a une bonne stabilité financière, cela va nous permettre, d’ici la fin des travaux, de booster l’environnement du centre-ville, reprise. toutes les actions menées seront faites pour alléger certaines charges des commerçants, pour apporter une plus-value…

Quelles relations avez-vous avec le gestionnaire centre-ville, Boris Rooze?

Cela se passe bien. J’arrive avec une mentalité différente. J’aime bien que les choses avancent. Je suis différent de l’ancien président. Une fois que l’adaptation se fait, il n’y a plus qu’à travailler ensemble pour avancer.

Au-delà de votre fonction de président de la GCV, vous êtes aussi de retour au Canonnier, comment ça se passe avec le RMP?

C’est mon dada, je suis comme un poisson dans l’eau dans ce domaine. J’ai toujours voulu travailler dans le milieu du marketing et du football. C’est un milieu qui demande beaucoup d’exigence et de perfectionnisme. Toutes les relations publiques qu’on peut avoir dans ce milieu sont super-enrichissantes.

Quel est votre rôle exactement?

Je suis responsable de la cellule marketing et commerciale. Je dois donc assurer une image positive du club. Développer un nouveau plan marketing pour que les Mouscronnois mais aussi d’autres adhèrent au projet. Il y a eu beaucoup de choses néfastes autour de l’image, on doit donc maintenant retravailler pour être positif. J’ai pleinement confiance dans le nouveau projet et les ambitions sportives annoncées.

Mais finalement, n’avez-vous pas un peu trop de casquettespour gérer les choses à fond?

Non parce que je me donne à fond dans ce que je fais. Toutes les expériences que j’ai eues m’ont permis de développer certaines de mes facettes. J’espère devenir le plus complet possible avec toutes ces expériences.

NORD ECLAIR – 12 juillet 2015

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